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Expertise en copropriété

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Expertise en
copropriété

Le lieu du désordre et sa cause désignent le responsable.

Expertises en situation de litige · THE GALLERY LL

En copropriété, un même désordre peut relever du syndicat ou d'un copropriétaire selon son origine exacte. Une infiltration au plafond du dernier étage, une fissure dans une cloison, un défaut d'étanchéité de terrasse : derrière chaque symptôme se joue une répartition de responsabilité que seule l'identification technique de la cause permet de trancher.

La frontière qui décide de tout

Parties communes Loi du 10 juillet 1965, art. 3

Le sol, les cours, jardins, voies d'accès

Le gros œuvre, la toiture, les fondations

Les canalisations communes, même traversant un lot

Responsabilité de plein droit du syndicat, art. 14

Parties privatives Usage exclusif d'un lot

L'intérieur du logement, ses cloisons

Les revêtements, équipements propres au lot

Le revêtement d'une terrasse à jouissance privative

Responsabilité du copropriétaire concerné

La nuance la plus piégeuse tient aux parties communes à jouissance privative. Une terrasse en est l'exemple type : structurellement commune, son étanchéité relève du syndicat, mais son seul revêtement est privatif. Si l'infiltration vient d'un défaut de la dalle, le syndicat paie ; si elle vient d'un drain bouché faute d'entretien courant, la charge peut basculer vers le copropriétaire. Le règlement de copropriété fait foi, et l'expertise tranche.

Cas d'école · l'origine renverse la responsabilité

Le symptômeInfiltrations chez un copropriétaire, attribuées à la douche du voisin du dessus.

Ce que l'expertise révèleLa cause réelle n'est pas la douche, mais une colonne d'évacuation commune, vétuste et non remplacée au-delà du 2e étage.

La conséquenceLa responsabilité quitte le voisin pour le syndicat, voire le syndic défaillant et l'entreprise qui n'a pas conseillé la rénovation complète.

Sans expertise, on accuse le voisin. Avec elle, on désigne le vrai responsable.

Le syndic est au cœur du dispositif : l'article 18 de la loi de 1965 lui impose de pourvoir à la conservation de l'immeuble et l'autorise, en cas d'urgence, à faire exécuter d'office les travaux de sauvegarde. Son inertie face à des signaux répétés peut elle-même engager sa responsabilité. Depuis le 15 août 2025, le diagnostic structurel des immeubles de plus de quinze ans en zone concernée est devenu obligatoire, signe que la prévention des désordres collectifs devient une exigence légale.

Le rôle de l'expert

J'interviens pour le copropriétaire, le syndicat ou le syndic, afin d'identifier l'origine exacte du désordre, de ventiler les responsabilités entre commun et privatif, et de produire le rapport qui fonde le recours ou la décision de travaux. En amont d'une assemblée générale, cette lecture technique éclaire le vote ; en situation de litige, elle désamorce les accusations hâtives entre voisins.

Avant de désigner un responsable, il faut remonter à la cause.

Les références citées ont une valeur d'orientation générale. Le règlement de copropriété et l'examen sur site priment dans chaque dossier.

Un désordre dans l'immeuble ?

Infiltration, fissure, défaut d'étanchéité, litige entre copropriétaires ou avec le syndic : avant que les responsabilités ne s'enveniment, faites établir l'origine technique du désordre. Un premier échange, confidentiel et sans engagement, permet d'évaluer la mission adaptée.

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